Situation des nappes

Une nappe phréatique constitue l’eau stockée dans le sol. On distingue :

  • les nappes libres qui communiquent aisément avec les eaux de surface (alimentation rapide par les pluies et les rivières) ;
  • les nappes captives qui sont en général plus profondes et moins liées avec les eaux de surface. Le comportement de ces nappes peut être pluriannuel et donc sans lien avec les précipitations récentes.

L’existence, le volume et la dynamique de ces nappes dépendent d’un grand nombre de facteur principalement lié à la géologie.

Le niveau d’eau de ces nappes fluctue dans le temps. Des appareils de mesure de la hauteur d’eau de ces formations sur des points localisés. Le bureau de recherches géologiques et minières BRGM est en charge du suivi et de la transmission de ces mesures sur le site internet ades. La transmission de ces données est effectuée au mois une fois par mois. Seule une donnée par jour est enregistrée sur ce site. Le site ades, présente également des statistiques mensuelles des niveaux des nappes en plus de toutes les chroniques de hauteurs.

En complément de cette mission de mesure, le BRGM assure :

 

La DREAL dispose d’une certaine connaissance générique des nappes et retraduit ses niveaux mensuels dans ses bulletins hydrologiques mensuels.

 

Les nappes en Bourgogne Franche-Comté :

Les nappes sont très dépendantes des types de substrats.

Dans la Région on trouve les grands ensembles suivants :

  • les sols issus du massif du socle ne présentent pas ou très peu de nappes sur le massif du Morvan et des Vosges ;
  • les sols calcaires du massif du Jura débordant sur le sud de la Haute-Saône et de l’arc de cercle entourant le Morvan comprenant le nord de la Nièvre, le Sud de l’Yonne, le Chatillonnais et les côtes Bourguignonnes. Ces sols présentent des fracturations plus ou moins importantes conduisant à une karstification diverses. Le fonctionnement de ces nappes est complexe. Localement elles peuvent présenter des nappes superficielles et des nappes profondes. Lors d’une karstification importante, ces nappes produisent des sources aux débits soutenus pouvant être utilisé pour l’alimentation en eau potable de grandes agglomérations (Besançon, Vesoul). A noter le développement localisé sur certains de ces secteurs de nappes alluvionnaires superficielles (Drugeon à Dommartin [25] par exemple) ;
  • les grandes rivières sont accompagnées par des nappes alluviales (Doubs et Loue aval, Saône, Loire, …) qui constituent également une part importante de l’alimentation en eau potable de la Région (Dijon, Nevers, Mâcon, Belfort, Lons le Saunier, Luxeuil, ... ) ;
  • le nord de l’Yonne corresponds au début des craies du bassin Parisien. Ces nappes présentent des volumes très conséquents. Ces horizons soutiennent très largement les débits des rivières et constituent une ressource en eau continue et durable comme la Vanne utilisée pour alimenter en partie l’agglomération parisienne. Elles réagissent sur des cycles pluriannuels ;
  • enfin localement des nappes profondes captives sont également présentent sur le territoire (cailloutis du Sundgau [90], alluvions profondes de la Tille [21], gravier du Saint Côme [71], …).

Ces grands ensembles de nappes sont représentés dans l'illustration de la géologie régionale simplifiée ci-dessous.

géologie simplifiée et principales nappes phréatiques en Bourgogne Franche-Comté

A noter que l’absence de nappes dans le Morvan a conduit à la construction de nombreux barrages destinés à l’alimentation en eau potable ou à soutenir en été les écoulements de la rivière Yonne (secteur du Creusot et de Saulieu pour l’eau potable et barrage de Pannecière pour l’Yonne).

Informations de la publication

Publié le 25/03/2021

Dernière mise à jour le 25/03/2021