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La responsabilité des élus locaux dans la gestion du risque inondation recouvre :
- l'information préventive (Maire)
- la gestion de crise (Maire)
- l'urbanisme (Maire ou EPCI)
- la gestion des cours d'eau et des ouvrages (GEMAPI)
Lire la plaquette régionale Les élus face aux inondations, responsabilités et outils pour y faire face

L'ORISK est allé à la recherche de quelques exemples récents de retours d'expériences de collectivités locales.
1. Information Préventive : DICRIM de la Ville de Lyon (69)
Le Code de l’environnement prévoit que les maires des communes exposées à au moins un risque majeur doivent informer la population, par tout moyen approprié, sur les risques encourus, les mesures de prévention, les modalités d’alerte et les consignes de sauvegarde, notamment via le DICRIM et une information régulière du public.
La Ville de Lyon a révisé son DICRIM en 2025, avec la conception de documents MEMO-RISQUES qui ont été diffusés à la population au format papier grâce aux subventions obtenues dans le cadre du PAPI Saône.
https://www.lyon.fr/vie-pratique/prevention-et-securite/les-risques-majeurs
Mme Amance DE GASQUET, Service Gestion de Crise et Risques Majeurs
Direction Sécurité Prévention, répond à nos questions :
Quelle est l’origine de cette mise à jour ?
La mise à jour du DICRIM répond à une obligation réglementaire. Ce document doit être révisé et actualisé tous les 5 ans.
Quelles sont les particularités de ce DICRIM ?
Le DICRIM se présente sous la forme d’un petit livret. Il comporte plusieurs informations générales relatives aux risques majeurs, notamment :
- Qu’est-ce qu’un risque majeur ?
- Que faire si ça arrive ?
- Les moyens d’alerte existants
- Comment donner l’alerte ?
- Le kit d’urgence
Le document est ensuite structuré autour de 5 familles de risques : naturels, technologiques, sanitaires, sociétaux et les risques du quotidien. Pour chaque risque, la présentation suit une trame commune comprenant une description synthétique, un historique, les bons réflexes et les actions de la Ville. Certains risques sont également illustrés avec une cartographie simple.
En complément du DICRIM, un flyer « Mémo Risque » a été distribué aux Lyonnais.
Quelles ont été les difficultés rencontrées ?
L’un des principaux enjeux a concerné la distribution du nouveau DICRIM aux Lyonnais, afin de toucher le plus grand nombre d’habitants possible
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Quels sont les facteurs de réussite ?
Depuis la mise à jour et la nouvelle diffusion du DICRIM, nous avons constaté une augmentation des inscriptions à notre automate d’appel. Par ailleurs, plusieurs écoles nous ont également demandé des exemplaires à distribuer.
2. Gestion de crise : exercice de crise à Pontailler-sur-Saône (21)
Un exercice de crise "inondation" a été organisé par la Préfecture de Cote d'Or en novembre 2025, afin de tester les différents dispositifs de gestion de crise. La préfecture a simulé un épisode de crues de la Saône, de l'Ouche et de la Tille. Trente-trois communes du département ont joué le jeu, ainsi que de nombreuses associations. Cet exercice de sécurité civile a duré toute la semaine du 24 au 28 novembre. Il a été principalement exécuté sur table, mais certaines mesures ont été mises en œuvre sur le terrain : essais ou simulations d'évacuations, déploiement des forces de secours ou des associations de sécurité civile en manœuvre.
La commune de Pontailler-Sur-Saône a pris part à l’exercice. Mme Marie-Claire BONNET-VALLET, Maire de la commune, Vice-Présidente du Conseil Départemental et Vice-Présidente de l'EPTB Saône Doubs, répond à nos questions :
Lors de cet exercice, quel a été le rôle joué par la commune de Pontailler-Sur-Saône et quelles ont été les mesures prises par la commune ?
Nous avons souhaité testé les capacités d’adaptations de 2 des 3 sites scolaires de la commune : l’école maternelle et le groupe scolaire élémentaire, en les soumettant virtuellement à des inondations, rendant nécessaire une évacuation et mise à l’abri des élèves et des équipes éducatives.
Disposiez-vous d’un Plan Communal de Sauvegarde et a-t-il été activé pendant l’exercice ?
Oui nous disposons d’un Plan Communal de Sauvegarde. Il a bien entendu été activé pendant cet exercice, en lien avec les organismes associés : Préfecture, SDIS, sécurité civile, Gendarmerie, Département.
Qu’avez-vous découvert ou appris que vous n’aviez pas anticipé, et en quoi cet exercice a-t-il renforcé votre organisation communale et la capacité de vos équipes à faire face à une inondation ?
Nous avons formalisé l’armement de la cellule de crise : en effet, si le PCS nous a paru adapté et assez à jour des principales coordonnées et procédures, nous ne disposions pas de fiches opérationnelles pour ouvrir la cellule de crise : "j’ai besoin de" :
- matériel administratif : un ordinateur portable, une carte de la commune version A0 papier et projetable sur notre dalle numérique,…
- intendance : machine à café, boissons, snacking, trousse de secours légère
- un référent par site,...
L’appui d’un officier du SDIS sur place, en cellule de crise, nous a aidé à compléter ces fiches.
Nous avions par ailleurs édité les documents de crise synthétiques indispensables pour rendre compte de l’avancée des opérations : journal de crise , compte-rendu de demi-journée,…
Quel conseil donneriez-vous à un maire qui n’aurait pas encore élaboré ou testé son PCS ?
- Se mettre le plus possible en situation de crise, le bon sens doit guider l’action.
- Simuler plusieurs types d’accidents, selon la nature des risques auxquels la commune est exposée.
- Fonctionner en Stress-test : « nous sommes samedi, il est 7 h du matin, les agents techniques sont en congés, la Saône est montée d’un mètre dans la nuit. Comment allons-nous prioriser les réponses ? ».
- Intégrer qu’un PCS n’est jamais complètement à jour, systématiser sa relecture /mise à jour, plusieurs fois par an.
Dans nos petites communes, la réponse opérationnelles est très dépendante des personnes ressources, peu nombreuses. Le risque d’absence de ces personnes est peu contrebalancé par la procédure, aussi fiable soit-elle. Aussi, faut-il essayer de fonctionner en "binômes d’élus" ou "d’élus-techniciens".
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