Capitaliser les données

La capitalisation de la donnée en matière d'inondations c'est le recueil des niveaux d'eau atteints par les différentes crues.

Pourquoi ?

La capitalisation des données est nécessaire à la prise de conscience du risque et à une meilleure prise en compte dans l'aménagement du territoire.

Retour d’expérience post-crue

Le retour d'expérience post-crue permet d'identifier les principaux dommages, en vue d'adapter les mesures de prévention futures. Ils servent à alimenter les révisions des Plans ORSEC Inondations, outil de réponse à la crise des préfectures.

Repères et laisses de crue

Les repères de crue sont les témoins historiques des grandes inondations passées. Ils matérialisent le souvenir de ces événements importants, que le temps ou le traumatisme peuvent parfois biaiser, en indiquant le niveau maximum atteint par un événement d’inondation en un point donné. Ils rappellent ainsi les conséquences de la survenue d’une crue équivalente et permettent d’imaginer les conséquences au niveau local d’une telle hauteur d’eau. Au-delà des repères physiques, qu’ils soient historiques ou mis en place plus récemment, il est également nécessaire de considérer les marques temporaires observables juste après une inondation : les laisses de crues. Celles-ci peuvent s’apparenter à un dépôt de matière (matières solides, sables, limons, débris végétaux, déchets plastiques, hydrocarbures), à des marques de présence de l’eau (traces d’humidité, décoloration d’un support). Selon leur origine, on peut les constater sur les murs, mais également sur des supports ajourés (grillage, clôture) sur les arbres ou simplement sur le sol.

Législation sur les repères de crues

La loi « Risques » de 2003 (article L563.3 du Code de l’Environnement) apporte une réponse au besoin de cultiver la conscience du risque et à la disparition des repères de crue en imposant aux collectivités territoriales exposées au risque :

  • un inventaire des repères de crue existants ;
  • l’établissement de repères correspondant aux crues historiques ou aux nouvelles crues exceptionnelles, en un nombre suffisant et visibles du plus grand nombre ;
  • l’entretien et la protection des repères.

Plus d'informations sur les repères, laisses de crue et la législation ici

Les repères et laisses de crues sont recensés sur un site internet national : la base de données des repères de crues accessible à cette adresse : https://www.reperesdecrues.developpement-durable.gouv.fr. Tout à chacun peut contribuer à l'alimentation de cette base.

Mémoire nationale et locale

Ces informations peuvent être essentielles pour l'urbanisme. Garder la mémoire des inondations passées permet une meilleure prise en compte du risque inondation dans l'aménagement du territoire.
Les évènements climatiques (crues ou ruissellement) sont recencées au niveau national et au niveau régional.

Mémoire régionale

En Bourgogne-Franche-Comté, ORISK capitalise la mémoire régionale des évènements d'inondations (crues par débordement de cours d'eau et ruissellement) et de séchresses dans une base de données. Cette base contient des photos, témoignages, articles de presse, cartes, synthèses d'évènements, bulletins hydrologiques, etc.

Lien vers la base de données histoire en BFC

Cette base de données n'est pas exhaustive. Tout à chacun est invité à l'enrichir en déposant ces témoignages et/ou photos via l"espace "Contribuer" accessible ici.

Mémoire nationale

La Base de Données Historiques sur les Inondations (BDHI) recense et décrit les phénomènes de submersions dommageables d'origine fluviale, marine, lacustre et autres, survenus sur le territoire français (métropole et départements d'outre-mer) au cours des siècles passés et jusqu'à aujourd'hui. Il s'agit d'une base de données documentaire. Les informations sont structurées autour de Fiches Document, de Notes Inondation et de Fiches Synthèse.

La BDHI présente une sélection d'inondations remarquables qui se sont produites sur le territoire. Les événements intégrés sont les crues ayant une période de retour supérieure à 10 ans et qui sont classés 2 sur l’échelle de gravité du ministère (1 à 9 morts ou 3 à 30 M€ de dégâts). Elle intègre progressivement les anciens évènements, ainsi que les nouveaux qui surviennent.

Lien vers la BDHI : https://bdhi.developpement-durable.gouv.fr/welcome

 

 

 

Informations de la publication

Publié le 30/09/2020

Dernière mise à jour le 16/10/2020